Hypnose Ericksonienne à 15 minutes de Bourges

L'hypnose en bref

 

Lorsque l'on parle d'hypnose, bien souvent, dans la pensée collective, on l'associe à des techniques de « manipulation » voire même de « contrôle » des individus.

On imagine aussi une personne mystérieuse, au regard pénétrant, qui va nous faire faire des choses que nous ne désirons pas forcément faire ou qui va entrer de façon inopinée dans notre esprit et y lire comme dans un livre ouvert.

 

La réalité est pourtant bien différente, laissez moi vous rassurer et vous aider à y voir un peu plus clair.

 

 

Commençons donc par quelques définitions basiques :

  • Qu'est-ce que l'hypnose ?

 

Etat de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, provoqué par la suggestion.

(Source : Larousse)

 

Etat modifié de conscience transitoire et artificiel provoqué par la suggestion d'une autre personne, « hypnotiseur », caractérisé par une susceptibilité accrue à l'influence de ce dernier et un amoindrissement de la réceptivité aux autres influences.

(Source : Grand dictionnaire de psychologie – Larousse)

 

  • Qu'est-ce que l'Hypnose Ericksonienne ?

 

Pour son créateur Milton Erickson, « l'inconscient est comme un sujet agissant, (…) un stock d'apprentissages, véritable réservoir de ressources pour la personne. »

 

Il est donc bien question d'inconscient en hypnose. Cet inconscient qui gère un nombre incalculable d'informations dans chaque être humain telles que notre respiration et les mouvements de nos poumons, les battements de notre cœur et notre circulation sanguine ainsi que le fonctionnement de tous nos organes.

 

Pour Erickson, « chacun a en lui les ressources, la capacité de soulager ses propres souffrances et de résoudre ses problèmes (…). Pour lui, il n'est pas important que qui que ce soit, même la personne elle même, comprenne comment les changements se produisent. Il est seulement important qu'ils se produisent. »

 

Le thérapeute est donc présent afin de vous accompagner à trouver vos propres solutions pour vous même !

 

L'hypnose est un état naturel dans lequel nous sommes tous, tous les jours, même s'il est parfois difficile de l'identifier ou de s'en rendre compte.

Sachez surtout que personne ne pourra vous obliger à faire ce que vous ne voulez pas faire.

 

 

  • Qu'est-ce que l'inconscient ? Quelques définitions.

 

Qui n'a pas conscience de quelque chose, qui ne s'en rend pas compte.

(Source : Larousse)

 

En psychologie : La notion d'inconscient recouvre globalement tous les processus et activités psychiques qui, pour des raisons diverses, ne peuvent être ni perçus ni à plus forte raison contrôlés par la conscience.

(Source : Psychologie Magasine.com)

 

 

  • Le but d'une aide / thérapie par l'hypnose ?

 

L'hypnothérapie est un outil simple, efficace et bref pour en finir avec le stress (lié au travail ou à la vie de famille), en finir avec certaines peurs ancrées depuis bien trop longtemps ou bien maigrir afin de reprendre confiance en vous, ou encore arrêter de fumer.

Mais aussi, tout simplement, une aide pour vous aider à réaliser un objectif important pour vous et dans votre vie.

 

Même si vous êtes unique, les applications sont multiples. Alors ? On tente ?

Continuons avec un peu d'histoire...

L’histoire de l’hypnose débute au 18 ème siècle avec Franz-Anton MESMER, médecin Viennois venu à Paris à la fin du 18ème siècle.

Mesmer parle d’un état de «crise magnétique», la crise est induite par l’administration d’un fluide par le magnétiseur. La crise est le moment thérapeutique, le moment où les blocages internes cèdent grâce à l’intervention magnétique.

Jusqu’à la fin du 19 ème siècle les mots magnétisme et hypnotisme sont pratiquement synonymes, pour illustration : le livre écrit à la Salpêtrière par des collaborateurs du Professeur Charcot, qui traite de l’hypnotisme tel que pratiqué à cet endroit, et dont le titre est : «Le magnétisme animal».

La théorie du magnétisme animal offre donc une alternative physique à ces conceptions religieuses.

La maladie était conçue comme un blocage du corps à la circulation du fluide. Le retour à la santé supposait la levée de ce ou de ces blocages. La crise et son agitation spectaculaire correspondait au moment clé où le fluide administré par le magnétiseur allait permettre de forcer ces blocages internes.

Les conduites d’agitation ne sont pas les seules observées pendant la transe.

Le marquis de Puységur, disciple de Mesmer, va mettre en évidence la capacité de certains sujets magnétisés à agir et à communiquer pendant l’état magnétique. Les sujets lorsqu’ils sont dans cet état peuvent communiquer verbalement avec le magnétiseur, ils sont apparemment de plus capables d’accéder à des capacités et des connaissances accrues, cet état est désigné comme «sommeil lucide». Ce dernier a découvert dans le même temps le somnambulisme provoqué. Grâce à ce procédé, il a pu apporter des explications plus pointues sur l'état hypnotique et les suggestions verbales apportées par le praticien. Ces travaux ont pris une importance considérable dans l'étude et l'avancée de la discipline.

La pratique de Puységur se prolongera après la révolution et pendant une partie du XIX ème siècle.

Deux commissions seront nommées. L'une d'entre elles était par ailleurs présidée par Benjamin FRANKLIN qui, après examen de la pratique magnétique, contesteront la réalité physique du fluide tout en reconnaissant la réalité des effets thérapeutiques observés. En 1784, c’est à dire 5 ans après l’arrivée de Mesmer en France, la pratique magnétique sera interdite aux médecins sur la base d’un rapport secret remis au Roi mettant l’accent sur les risques d’épidémie sociale et les dangers pour les moeurs.

 

On doit la modernisation de l'hypnose au psychiatre américain Milton Erickson.

Il a démocratisé la discipline en la rendant accessible à beaucoup de personnes atteintes de troubles psychiques et psychiatriques. Ses méthodes sont encore appliquées à ce jour par des milliers de psychiatres du monde.

Pour qu'elle soit appliquée, le praticien amène son patient dans un état modifié de sa conscience qui est appelé l'état hypnotique. Il devient alors réceptif à la parole du praticien qui le guide dans un cheminement à travers son inconscient.

L'hypnose : savoir ou pouvoir ?

C'est seulement en 1843 que le terme "hypnose" a fait son entrée : année où LE CHIRURGIEN James BRAID a commencé à entreprendre les bases scientifiques sur la compréhension de ce phénomène. Pour lui, le fluide magnétique animal n'existe pas et propose alors une version plus moderne. Pour ce faire, il qualifie l'hypnotisme en l'associant à des techniques observées à travers le magnétisme. Il va alors découvrir que l'hypnotisme est le résultat d'une concentration physique sur le patient. Il a alors mené des expérience qui mettaient en avant la fixation d'un point lumineux pour amener vers l'induction.

Ces travaux ont conduit à mieux comprendre l'hypnose et à la qualifié de savoir et non pas de pouvoir : il s'agit donc d'une discipline scientifique qui possède ses propres codes et son propre savoir faire. Le fil conducteur de cette pratique est la confiance établie entre le patient et le praticien pour l'amener progressivement à l'état hypnotique.

 

Deux grandes écoles.

En ce qui concerne la France, l'hypnose reviendra dans les pratiques de la médecine autour de 1880 grâce à deux professeurs universitaires : le Docteur Jean-Martin CHARCOT et le Docteur Hippolyte BERNHEIM. Ces deux médecins sont connus pour s'être opposés sur deux positions radicalement différentes sur la question de l'hypnose, ce qui provoquera deux écoles dans le monde médical.

- L'école de Bernheim

Cette théorie réduit l'hypnose à la notion de suggestibilité.

Et avance alors l'idée que l'hypnose peut amener à annuler une douleur ou une sensation perceptible par le patient. Elle peut également provoquer une émotion agréable et canaliser des émotions négatives comme les angoisses, la colère, la déprime et la colère. Cette méthode a permis la naissance de la psychothérapie en 1981 et a permis aux médecins du monde entier de pratiquer l'hypnose de manière officielle sur leurs patients.

- L'école de Charcot

L'école de Charcot est complètement opposée à celle de Bernheim puisqu'elle tend à démontrer que l'état d'hypnose est en fait un état purement hystérique. L'hypnose est donc perçue comme un état physiopathologique et ce courant contribuera à donner une mauvaise réputation à la discipline.

Plus tard, ces idées ont été rejetées par le corps médical et les travaux des autres acteurs de l'histoire de l'hypnose ont pu s'orienter vers une notion plus positive de la discipline.

 

L'hypnose par Freud.

A l'âge de 29 ans, Sigmund Freud a accompagné le docteur Charcot dans ses travaux et c'est à ce moment là qu'il a découvert l'hypnose et ses pratiques. Il a alors apporté la notion d'inconscient. Grâce à lui, le progrès et les techniques de l'hypnose ont fait de véritables progrès et sont toujours étudiées dans les universités de médecine et dans les modules de psychiatrie.

La révolution de l'hypnose avec ERICKSON

Le psychiatre américain Mitlon H. ERICKSON comprend très vite qu'une grande partie de la population n'est pas hypnotisable et pour lui, ceci est due à une restriction des techniques de communication qui sont utilisées lors des séances. Elles sont selon lui, trop autoritaires et trop directives : une relation de confiance n'est donc pas établie, ce qui est plus difficile pour amener le patient dans un état hypnotique.

En modifiant ces pratiques, il va alors prouver que plus de personnes sont hypnotisables : il faut parler au patient de manière saine et confiante en abandonnant toute notion d'autorité. Il faut privilégier les suggestions indirectes et la permissivité du langage.

Il va alors développer des techniques de communication qui sont propres à chaque patient et fait de l'hypnose un art subtil en utilisant des métaphores et des suggestions indirectes.

Grâce aux travaux d'ERICKSON, les codes et les pratiques de l'hypnose vont être alors changés à jamais dans la médecine. On ne pense plus à l'hypnose telle que FREUD la concevait : ce n'est plus cette discipline angoissante assimilée aux pulsions sexuelles primitives ou morbides, à des contenus traumatiques, à des souffrances et à des frustrations qui remontent à la petite enfance.

ERICKSON perçoit l'inconscient comme une ressource dont le patient dispose et qui vont l'amener petit à petit vers la guérison : il suffit de l'amener à les maîtriser et à les utiliser pour qu'il puisse lever ses blocages et ses troubles.

Pour prouver les bienfaits de ses pratiques, ERICKSON publie une série d'articles qui traitent de plus de 300 thérapies réussies. Ces travaux vont être repris par la célèbre école de Palo Alto (Californie, Etats Unis) et l'hypnose tendra alors vers une thérapie visant à solutionner les troubles plutôt qu'à l'assimiler à un inconscient fait de données négatives.

ERICKSON utilise les métaphores thérapeutiques pour soigner ses patients : c'est un excellent orateur et conteur qui suscite la confiance de ses patients souffrant de divers troubles.

Les résultats qu'il obtient sont très encourageants tant ils sont positifs : il démontre ainsi qu'une hypnothérapie est efficace sur les courtes comme sur les plus grandes thérapies.

On peut donc parler d'ERICKSON comme un clinicien et un expérimentateur qui a longuement étudié ses patients pour mieux comprendre les mécanismes hypnotiques. Ses travaux ont été étudiés à travers le monde entier et ont suscité l'unanimité quand à leur légitimité.

 

L'hypnose après ERICKSON.

Le docteur ERICKSON a été suivi par de nombreux médecins qui perpétuent au fil des années son travail.

On compte parmi eux le docteur Daniel ARAOZ ou encore le docteur Michael YAPKO qui sont tous deux américains. Ils sont intégré les techniques propres à l'hypnose ericksonnienne et ont amené à l'idée de l'hypnose telle qu'on la connaît actuellement : celle d'une hypnose qui conforte le patient à aller puiser dans son inconscient plutôt que de chercher à le manipuler.

Aujourd'hui, ces pratiques sont utilisées pour guérir le patient, l'amener à un état de bien être et de sérénité avec lui même. Beaucoup de personnes savent quel est leur problème ou la cause qui provoque des traumatismes mais peinent pourtant à retrouver une vie sereine. Avec l'approche ericksonnienne, le patient se voit alors proposer une relation de confiance et va pouvoir puiser en lui même (donc dans son inconscient) les solutions qui se trouvent déjà en lui sans le savoir.